Conakry, 17 août 2026 – Le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, M. Ibrahima Sory II Tounkara, a présidé, ce lundi 17 août 2026, la cérémonie d’ouverture d’un atelier consacré au renforcement des capacités des acteurs de la chaîne pénale en matière de protection des droits de l’homme.
Organisé par le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, à travers la Direction Nationale des Droits de l’Homme (DNDH), cet atelier s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui à la promotion et à la protection des droits de l’homme pour la consolidation de la paix en Guinée.
Renforcer les compétences des acteurs de la chaîne pénale
La rencontre vise à renforcer les connaissances et les compétences des acteurs judiciaires et pénitentiaires sur les normes relatives aux droits de l’homme et leur application dans le cadre de la procédure pénale.
Les travaux portent notamment sur la protection des droits de l’homme tout au long de la chaîne pénale, la protection des victimes et des témoins, ainsi que sur la prévention et la répression des discours de haine et des actes d’incitation à la violence.
L’initiative entend également favoriser une meilleure compréhension des rôles et responsabilités des différents acteurs de la chaîne pénale, renforcer la coordination entre eux et contribuer à l’amélioration des pratiques en matière d’enquête, de poursuite, de jugement et d’exécution des peines.
Selon les termes de référence du projet, cette démarche doit permettre de renforcer les capacités de 406 acteurs judiciaires et pénitentiaires, dont 64 magistrats, 21 avocats, 220 officiers de police judiciaire et 102 personnels pénitentiaires.
Une initiative au service de l’État de droit
Cette activité est mise en œuvre sous le leadership du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, avec l’appui du PNUD, d’ONU Droits de l’homme et de l’UNICEF, et le financement du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix.
Le programme prévoit plusieurs sessions de formation à Conakry, Kindia et Kankan, avec la participation d’acteurs issus des différentes préfectures du pays. Chaque session doit réunir environ 60 participants et s’appuyer notamment sur des études de cas pratiques, des jeux de rôles, des échanges d’expériences et l’analyse de jurisprudences.
À travers cette initiative, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme réaffirme sa volonté de consolider les acquis en matière de droits humains et de contribuer à l’amélioration de la qualité de la justice en Guinée.
Le renforcement des capacités des acteurs de la chaîne pénale constitue ainsi un levier essentiel pour promouvoir une justice plus efficace, équitable et respectueuse des droits fondamentaux, tout en renforçant la confiance des citoyens envers les institutions judiciaires.


