Conakry, 4 janvier 2026 — La Cour suprême a définitivement scellé le destin politique de la Guinée ce dimanche 4 janvier 2026, en proclamant officiellement Mamadi Doumbouya Président de la République. L’audience solennelle, très attendue, a mis un terme au suspense né de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, tout en levant le voile sur les coulisses judiciaires marquées par un recours avorté.
Si la victoire du candidat indépendant Mamadi Doumbouya est désormais gravée dans le marbre juridique, les débats ont été ponctués par la révélation d’un retrait stratégique du candidat du Front National pour la Démocratie (FND). À la tribune, le Procureur général près la Cour d’appel, Sidy Souleymane N’Diaye, a indiqué qu’Abdoulaye Yéro Baldé avait déposé une requête en annulation du scrutin le 2 janvier 2026, avant de s’en désister moins de 24 heures plus tard, à travers une lettre adressée à la haute juridiction.
« Le désistement entraîne la perte d’objet du recours. Le recours devient simplement sans objet », a expliqué le Procureur général, actant ainsi l’arrêt immédiat de toute procédure de contestation initiée par le candidat du FRONDEG.
Après cet éclairage judiciaire, la Cour suprême a procédé à la proclamation des résultats définitifs du scrutin présidentiel. Selon les chiffres officiels, le taux de participation s’est élevé à 82,92 %, traduisant une forte mobilisation de l’électorat guinéen.
Mamadi Doumbouya arrive largement en tête avec 4 594 262 voix, soit 86,72 % des suffrages exprimés. Il est suivi par Abdoulaye Yéro Baldé (FRONDEG), qui totalise 349 129 voix, représentant 6,59 %. La troisième place revient au Dr Makalé Camara avec 1,59 %, tandis que le Dr Faya Lansana Millimouno ferme la marche avec 0,04 % des voix.
En application de l’article 57 de la Constitution, la Cour suprême a proclamé Mamadi Doumbouya élu Président de la République dès le premier tour pour un mandat de sept ans. Cette décision, rendue en dernier ressort, ferme définitivement la porte à toute contestation légale du scrutin et ouvre officiellement la voie à l’investiture présidentielle, marquant ainsi l’entrée du pays dans une nouvelle séquence institutionnelle


