Rabat, 18 janvier 2026 – Champions d’Afrique au terme d’une finale haletante face au Maroc, les Lions de la Teranga sont pourtant passés tout près de perdre le trophée… non pas sur le terrain, mais sur le plan administratif. Dans une fin de match marquée par la tension, la confusion et des décisions arbitrales contestées, le Sénégal a évité de justesse un scénario catastrophe grâce à l’intervention décisive de son capitaine, Sadio Mané.
Ce dimanche soir, au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 (jouée en 2026) s’est achevée dans un climat électrique. Deux faits de jeu consécutifs, survenus dans les dernières minutes du temps additionnel, ont mis le feu aux poudres et provoqué la colère du camp sénégalais.
Une fin de match sous haute tension
À la 92e minute, sur un corner sénégalais, Ismaïla Sarr croit offrir le sacre aux siens en inscrivant un but de la tête. Mais la joie est de courte durée : l’arbitre annule le but pour une faute jugée litigieuse d’Abdoulaye Seck sur Achraf Hakimi.
Quelques minutes plus tard, à la 96e, El Hadji Malick Diouf accroche légèrement le milieu marocain Brahim Diaz dans la surface. Après consultation de la VAR, l’arbitre de la rencontre, Jean-Jacques Ngambo Ndala, accorde un penalty au Maroc. Une décision qui provoque la fureur des Sénégalais.
Sous l’impulsion de leur sélectionneur Pape Thiaw, plusieurs joueurs quittent alors prématurément le terrain, laissant planer le risque d’un abandon pur et simple. Un geste lourd de conséquences qui aurait pu coûter le titre au Sénégal.
Le geste décisif de Sadio Mané
Dans ce moment de chaos, Sadio Mané joue un rôle déterminant. Le capitaine sénégalais intervient avec sang-froid, rappelle ses coéquipiers et les convainc de regagner la pelouse. Un choix crucial, qui a probablement sauvé la victoire finale des Lions de la Teranga.
Car le règlement de la Coupe d’Afrique des nations est sans équivoque. Il stipule que toute équipe qui quitte le terrain sans autorisation de l’arbitre ou refuse de jouer jusqu’à la fin réglementaire du match est déclarée perdante et éliminée de la compétition. Une telle situation aurait entraîné une victoire administrative du Maroc sur le score de 3-0.
Pire encore, le Sénégal s’exposait à une amende pouvant atteindre 300 000 dollars et à une suspension des deux prochaines éditions de la CAN.
Des sanctions encore possibles
Si le pire a été évité sur le plan sportif, l’affaire pourrait néanmoins connaître des prolongements disciplinaires. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a réagi dès le lendemain dans un communiqué officiel, condamnant fermement le comportement de certains joueurs et membres du staff sénégalais.
« Il est inacceptable de quitter le terrain de cette manière. La violence et le non-respect des décisions arbitrales n’ont pas leur place dans le football », a-t-il déclaré, appelant les instances disciplinaires de la CAF à « prendre les mesures appropriées ».
Malgré cette polémique, le Sénégal peut savourer son sacre continental. Mais cette finale restera dans les mémoires comme l’une des plus tendues de l’histoire de la CAN, et comme un rappel sévère : parfois, un titre se joue aussi dans la maîtrise des nerfs… et le respect du règlement.


