Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, son excellence Yaya Kairaba KABA, a officiellement lancé ce lundi l’atelier de sensibilisation aux risques liés aux cryptomonnaies. L’événement, qui se déroule du 23 au 26 juin à l’initiative de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), réunit une dizaine de participants parmi lesquels des magistrats, des cadres du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, des cadres de la Banque Centrale de la République de Guinée, de l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Information, ainsi que des officiers de police judiciaire.
Dans son discours d’ouverture, le Garde des Sceaux a souligné la nécessité pour l’appareil judiciaire et sécuritaire guinéen de s’approprier les outils juridiques et techniques indispensables à la régulation des crypto-actifs.
« Les crypto-monnaies offrent des opportunités dans certains contextes, mais elles présentent aussi des risques considérables : blanchiment de capitaux, financement du terrorisme, escroquerie, fraude fiscale ou encore cybercriminalité », a alerté M. Yaya Kairaba KABA, appelant les acteurs de la justice, du numérique et de la finance à une vigilance accrue.
Le ministre a également insisté sur la responsabilité collective dans la sécurisation de l’environnement économique et judiciaire national.
« La lutte contre la criminalité financière à l’ère numérique exige vigilance, expertise et coopération interinstitutionnelle. Ce combat ne peut être efficace que s’il est mené de manière concertée », a-t-il précisé.
Prenant la parole à son tour, Balla Kané, coordinateur du programme mondial de lutte contre la cybercriminalité pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a mis en lumière l’urgence de renforcer les capacités nationales face à la montée en puissance des usages détournés des crypto-monnaies. Le représentant de l’ONUDC a également salué le soutien des États-Unis, partenaire financier principal de l’initiative, soulignant que cet appui constant permet de consolider les efforts régionaux de lutte contre la cybercriminalité.
Durant les quatre jours de travaux, les participants seront formés sur les mécanismes techniques des cryptomonnaies, les risques juridiques associés, les outils d’enquête numérique, et les stratégies de prévention et de coopération entre institutions.
Cet atelier représente une étape cruciale dans la structuration d’une réponse institutionnelle robuste et coordonnée. La sensibilisation, la formation et la collaboration entre les acteurs de la justice, de la finance et du cyber sécurité s’imposent désormais comme les leviers essentiels pour garantir la stabilité et la souveraineté numérique du pays.



