Conakry, 15 janvier 2026 – Le Cabinet du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a organisé, ce jeudi, la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux de Nouvel An à Son Excellence Yaya Kaïraba Kaba, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. L’événement s’est déroulé dans la grande salle d’audience du Tribunal des événements du 28 septembre 2009, dans une atmosphère à la fois solennelle et empreinte de convivialité institutionnelle. 
La rencontre a rassemblé de hautes personnalités du monde judiciaire, parmi lesquelles le représentant du Premier Président de la Cour suprême et son Procureur général, le Commissaire général du Gouvernement, des magistrats du siège et du parquet, des chefs de juridictions ainsi que de nombreux auxiliaires de
justice. Cette forte mobilisation illustre l’importance de ce rendez-vous annuel, symbole de cohésion, de dialogue et de concertation au sein de la famille judiciaire.
À tour de rôle, les différentes composantes du secteur de la justice – la Fédération syndicale professionnelle de la justice, la Chambre nationale des commissaires-priseurs, l’Association des magistrats de Guinée, l’Ordre des avocats, la Chambre nationale des notaires et la Chambre nationale des huissiers de Guinée – ont adressé leurs vœux au Garde des Sceaux, saluant son leadership et lui souhaitant plein succès dans la conduite des réformes judiciaires pour l’année 2026.
Prenant la parole au nom du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), son Secrétaire exécutif, Alpha Saliou Barry, a présenté le bilan des activités menées en 2025. Il a souligné une année marquée par un travail
soutenu, notamment à travers l’organisation de sessions disciplinaires et consultatives. Environ une trentaine de dossiers disciplinaires impliquant des magistrats de différents grades ont été examinés dans le respect des droits de la défense et des principes d’impartialité. Une dizaine de dossiers relatifs à l’intégration et à la réintégration dans la magistrature ont également été étudiés. Le Secrétaire exécutif a par ailleurs mis en exergue l’ouverture du CSM à l’international, illustrée par des formations et échanges institutionnels, notamment au Royaume du Maroc.
S’exprimant au nom du personnel et du Cabinet, la Secrétaire générale du Ministère, Irène Marie Hadjimalis, a rappelé les responsabilités majeures qui incombent au Garde des Sceaux. Elle a insisté sur son rôle de garant de la
cohérence normative dans un contexte marqué par l’adoption d’une nouvelle Constitution, tout en appelant à la consolidation d’une justice crédible, indépendante et efficace. La modernisation des juridictions, la réduction des délais de procédure, l’amélioration des conditions de détention et le renforcement de la formation des acteurs judiciaires ont figuré parmi les priorités évoquées. Elle a également plaidé pour une lutte plus déterminée contre la corruption ainsi que les crimes économiques et financiers, rappelant qu’« une décision non exécutée est une justice déniée ».
Avant de livrer son discours, le Garde des Sceaux a invité l’assistance à observer une minute de silence à la
mémoire des acteurs du monde judiciaire disparus.
Dans son allocution, Yaya Kaïraba Kaba a exprimé sa profonde reconnaissance pour les vœux reçus, qu’il a qualifiés de sincères et porteurs d’encouragements pour l’action gouvernementale. Il a rappelé que la nouvelle Constitution engage la Guinée sur la voie d’une démocratie pluraliste et d’un État de droit fondé sur l’égalité des citoyens et la prévisibilité de la norme juridique.
Réaffirmant sa détermination, le Ministre a assuré que l’année 2026 sera marquée par des réformes ambitieuses, notamment en matière de formation initiale et continue des magistrats et des greffiers, ainsi que par le renforcement des mécanismes d’exécution des décisions de justice. Il a réitéré sa volonté de privilégier la concertation et la collaboration avec l’ensemble des acteurs judiciaires, afin de restaurer durablement la confiance des citoyens dans l’institution judiciaire.
Au-delà des discours et des échanges de vœux, cette cérémonie a mis en lumière les défis majeurs auxquels est confrontée la justice guinéenne, mais aussi la volonté affirmée des autorités et des professionnels du secteur d’y apporter des réponses concrètes. Dans un contexte institutionnel renouvelé, l’année 2026 s’annonce comme une étape décisive pour la consolidation de l’État de droit en Guinée. La rencontre s’est achevée par une collation et une séance de photos de famille, dans une ambiance conviviale, symbole d’un engagement collectif au service d’une justice plus forte et plus crédible.










