triste évolution
• Depuis plusieurs années, des pêcheurs égyptiens se tournent vers la collecte de plastique dans le Nil, plus rentable que la pêche aux poissons
«Collecter du plastique dans le Nil nous rapporte plus que de pêcher des poissons ». Depuis 2020, Arafa Gaber a changé son type de prises. les poissons dans le Nil se font plus rares. C’est désormais la pêche au plastique qui lui permet de vivre, lui et sa famille, rapporte Courrier International.
L’ONG Very Nile « nous paie 11 livres [20 centimes d’euros] le kilo de plastique. Ça permet de gagner plus qu’avec une journée de pêche de poissons », explique-t-il. « Il y a de moins en moins de poisson, mais je travaille à ramasser du plastique dans le Nil pour m’en sortir. » Et il n’est pas le seul. Confrontés à la raréfaction des espèces, de plus en plus de pêcheurs ramassent désormais les détritus.
Le plus gros pollueur du monde arabe
Les dépôts d’ordures sauvages, mais aussi les eaux usées, d’origine domestique aussi bien qu’industrielle, sont à l’origine de cette diminution de la faune. Mais aussi la « diminution du nombre d’opérations de relâchement d’alevins dans les zones de reproduction », précise l’hebdomadaire. « Et le grignotage continu des roselières sur les bords du Nil, où les roseaux offrent l’espace nécessaire à la reproduction pour les poissons. »


